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Le 9 février 2015, le ministre de la Justice fidjien Aiyaz Sayed-Khaiyum a présenté au parlement un projet de loi d’une page intitulé “Republic of Fiji Military Forces amended Bill 2015” visant à supprimer les dernières dispositions relatives à la peine de mort subsistant dans le code des forces armées.

Malgré les déclarations fortes de l’opposition, affirmant que la peine de mort avait un effet dissuasif contre les coups d’État militaires, le Parlement a adopté la loi le 10 février 2015, avec 29 voix pour, une voix contre, neuf abstentions et 11 absents.

Le ministre de la Justice a déclaré au Parlement qu’il y avait une tendance internationale vers l’abolition de la peine capitale en droit. Il a aussi rappelé que la Constitution de Fidji établit que chaque personne a le droit à la vie et ne doit pas en être privé.

Lors de la dernière Assemblée générale de l’ONU en décembre 2014, Fidji a, pour la première fois, voté en faveur de la résolution intitulée « Moratoire sur l’application de la peine de mort »

Fidji a aboli la peine de mort pour les crimes ordinaires en 1979 et a retiré les dernières références à la peine de mort dans le code pénal et dans les décrets relatifs aux crimes en 2002. La seule référence à la peine de mort résidait dans le code des forces armées, qui fait référence à l’Army Act britannique de 1955 incluant une disposition sur la peine de mort.

On compte désormais 100 pays abolitionnistes pour tous les crimes, six abolitionnistes pour les crimes ordinaires (la catégorie à laquelle appartenait Fidji avant cette loi), 34 abolitionnistes en pratique et 58 pays rétentionnistes.

 


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